L’hibiscus

A l’aise : Coucou n° 330 du 31 octobre 2015

par Carole Braéckman

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Bonsoir vous autres,
dans la gare aujourd’hui, une dame vient s’asseoir à côté de moi sur un banc au doux soleil. Tous les autres bancs sont libres, notez bien. Elle cherche de la compagnie, apparemment.
Après quelques banalités sur la sérénité de la gare, nous sommes devenues, sinon familières, du moins complices...
Je dois passer un coup de fil. Le haut-parleur, après des heures de tranquillité opportune, choisit ce moment précis pour beugler un message que je ne comprends pas mais que je devine assez vite, lorsqu’un train de marchandise surgit dans un tempétueux et interminable fracas. Il n’en fi-nit plus... D’ailleurs, quand je peux reprendre mon correspondant, je réalise qu’il a judicieusement raccroché ! Nous rions, ma voisine de banc et moi.
Je reprends ma lecture, je capte qu’elle fourrage dans son sac, dont elle sort une chaîne en or. Vous pouvez me l’attacher autour du cou ?
- Avec plaisir. Ah ben, oui, l’est rien dur votre fermoir !
- Oh oui, ça fait deux jours que je bataille sans y arriver.
Nous nous séparons sur le quai.
J’ai extrapolé sur sa solitude, la nécessité où elle se trouvait de dénicher quelqu’un(e) à qui confier cette tâche. Assez intime, ce geste quand même. Sa confiance m’a touchée.
Maligne, quand même ! Les gares sont un lieu propice, des attentes, des flâneries...

Une autre scène de la même gare vécue antérieurement.
Je suis dans la salle d’attente. Soudain, un bruit incongru m’arrache à ma lecture : une jeune femme est en train de se sécher les cheveux avec un fer à lisser ! elle tire sur ses boucles, ses mèches sont très longues, et elle tire et tire dans le souffle de son fer. Elle s’avise de mon regard, et m’adresse un éblouissant sourire ! tout en poursuivant son labeur avec une méthodique application.
Quelques temps plus tard, une conversation animée m’extrait de nouveau de mon roman : je m’attends à découvrir plusieurs protagonistes. Mais non, c’est ma jeune femme qui discourt à voix très haute au téléphone, avec un de ces systèmes d’écoutille, qui lui permet d’asséner forces gestes à son invisible interlocuteur/trice. Elle est tellement vivante, tellement nature, qu’elle me réjouit ! J’adore son aisance !
Bon, vous ne me verrez jamais avec un fer à friser - ou défriser, en gare ou ailleurs. Mais c’est peut-être que j’ai été trop bien éduquée !
J’ai vraiment apprécié, admiré ! la liberté de cette jeune !

Ah ! les gares sont vraiment de passionnants terrains d’observation !

Très doux dimanche à vous, les doudoux ! Pour l’allitération !
Carole.

© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr – octobre 15








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