L’hibiscus

Des adultes en quête d’enfance

par Carole Braéckman

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Ce que nous admirons chez les enfants qui nous entourent (celles et ceux qui vont bien, évidemment), ce qui nous fait craquer dans les récits les concernant, ce qui nous émeut profondément, ce sont de nombreuses attitudes/aptitudes que nous avons perdues, car nous aussi, bien sûr, avons été des enfants. Hum ! Que s’est-il donc passé ?

Qui sait encore sauter dans les bras d’une personne aimée ? l’étouffer de baisers ?
Qui ose chanter à tue-tête ? courir à en perdre haleine ? être dans l’excès de vie ?
Qui danse de tout son être, avec fougue ? qui rit d’un bon gros rire qui vient du ventre ?
Qui se pâme sur une fleur ? regarde des heures une colonie de fourmis ? est naturellement contemplatif/ve ?
Qui crée dans la joie, avec ferveur ? est simplement et impétueusement poète ?
Qui délivre avec franchise et candeur le fond de son coeur ? toujours ?
Qui sent instinctivement la douleur d’un être vivant et va spontanément l’entourer d’affection ?
Qui s’attife, sans souci, comme l’as de pique, juste pour le plaisir de manier les couleurs, les tissus, les formes ?
Qui s’extasie avec allégresse devant un papillon ? une tartine de confiture ?
Qui aime à l’inconditionnel ?

Évidemment, quelques-un(e)s d’entre nous, assez rares, savent le faire. Ou partiellement. Personnellement, je ne coche pas toutes les cases de cette petite liste (non exhaustive, bien entendu).


Nombreuses sont les personnes adultes qui cherchent à retrouver la vivacité de leur petite enfance. Parfois en consultant des thérapeutes, fréquentant des stages - de clown, de rire, de danse, d’improvisation de toutes sorte.
J’aimerais tellement oser lui dire que je l’aime ! J’aimerais tant être connecté(e) à mon intuition ! Je ne sais pas quels sont mes vrais désirs. Je n’ai aucun intérêt dans la vie, je ne sais pas m’amuser...
Mais, que s’est-il donc passé ? pour que nous ayons si souvent besoin de nous investir dans une quête, de fouiller, de progresser… vers ce qui était notre vraie nature ?
Souvent, adultes, quand nous prenons conscience du vide et de la tristesse de notre vie, nous recherchons les valeurs et aptitudes de l’enfance.
Et je parle de quasi tout le monde. Rares sont les personnes qui ont conservé ces qualités enfantines… Parfois, on assiste chez des adultes à de réjouissants éclairs de vivacité juvénile !Pépites de vie jubilatoires.
C’est quand même paradoxal, non ?

Les mômes empli(e)s de vivacité et de joie ont, pour la plupart, presque tout perdu au fil des années, au fil d’une éducation.
Qu’apprenons-nous donc à nos enfants ? Est-ce bien cela que nous souhaitons ? Leur ôter tout ce qui fait d’eux/elles des vivant(e)s, des folâtres, des radieux/ses, des ravi(e)s ?
Non, bien sûr. Et pourtant…
Si toute l’éducation transmise était une non-éducation, une mise en berne de la nature profonde de l’être ?
Heureusement, cette dernière n’est que tapie, engourdie, au fond de nous, et un peu d’attention, de bravoure, et d’amour peuvent la faire (re)jaillir…

© Carole Braéckman –www.lhibiscus.fr – octobre 2017


Je vous conseille la lecture complémentaire du texte sur la sagesse des enfants, tout ce que nous pourrions leur envier !
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