L’hibiscus

Faire taire le mental

par Carole Braéckman

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Faire taire le mental peut être l’oeuvre de toute une vie !
Et encore... y arrivons-nous jamais !?!
Ce qui est sûr, c’est que nous pouvons mieux faire ! Dans le domaine du mental, on peut toujours mieux faire ! La marge de progrès est immense !

Il y a des années de cela, un jour, par curiosité, j’ai observé et comptabilisé mes pensées ! Horreur !!
90 ou 99% de mes pensées ne servaient strictement à rien, voire me minaient !
De 90 à 99, oui, je sais il y a une sacrée marge, mais je n’ai pas la mémoire des chiffres. En tout cas, c’était beaucoup ! au moins 90% de mes pensées. Et c’est déjà énorme !! vous imaginez 90% de pensées qui vous sapent !! Quel gâchis ! quel temps perdu !
Vous pouvez essayer de faire le comptage, vous-même. Honnêtement, je ne pense pas être une exception - malheureusement ! - ou alors, je dirais que j’étais plutôt plus positive que la moyenne… Mais faîtes vos comptes, si vous voulez ! vous me direz…

Qu’étaient donc ces pensées ?
— soit des ruminations du passé « il m’a dit ci, elle m’a fait ça, j’aurais dû, j’aurais pu… » sur un ton un peu geignard, évidemment !
— soit des projections en général pessimistes ou craintives vers le futur « et s’il m’arrivait ci ? et que va-t-il se passer si… ? », parfois, j’étais si douée que j’arrivais même à me tirer des larmes pour des évènements qui n’avaient pas eu lieu, mais qui pourraient éventuellement se produire, si tous les cieux se liguaient contre moi !! J’ai un passé de formidable tragédienne !
« Ma vie est une somme de terribles malheurs - dont la plupart ne sont jamais arrivés » écrivait Mark Twain.
— soit des jugements, la plupart du temps sur moi, mais pas que, et, bien évidemment, pas amènes, les jugements : « je suis trop nulle, je n’ai même pas réussi ça, j’ai encore fumé une cigarette !, je me suis encore mise en colère… etc. »

En aucun cas, ces pensées n’avaient d’utilité ! Au contraire !
A quoi bon, en effet, ruminer le passé ? il est ce qu’il est ! pardonnons-nous et avançons !
Quelqu’un vous a blessé(e) ? ne ressassez pas, vous donnez du poids à l’événement, vous le nourrissez, vous froissez vos énergies, et laissez votre « ennemi(e) » gagner de l’emprise sur vous, au lieu de tirer profit de l’expérience…
« Cet(te) ennemi(e) » est sans doute, un petit maître pour vous, quelqu’un placé sur votre route pour vous aider à grandir, à progresser (ne serait-ce que dans le lâcher prise ou l’affirmation de vous !).
Notez bien qu’un petit maître n’est pas obligatoirement une personne sage. Ce peut être quelqu’un qui, par son comportement outrancier, vous pousse dans vos retranchements, et vous aide ainsi à grandir. Ce peut donc être un parfait crétin, sans un gramme de maturité !
N’aie jamais de regret. Si c’est bien, c’est merveilleux. Sinon, c’est une expérience dit Victoria Holt. Ou encore, on pourrait dire : une tentative !
Et si vous êtes envahi(e) par le chagrin, laissez couler les larmes à foison, c’est primordial… puis laissez fuser la vie à nouveau…
Parfois, il y a une certaine complaisance à rester dans le malheur, vous le savez, sans doute. Moi, j’ai beaucoup donné dans cette catégorie, par le passé, sur un fond de réel malheur, je goûtais un plaisir malsain à un nuage tragique dans laquelle je me vautrais…

Quel intérêt à échafauder des scénarios catastrophes ? A part, leur donner de l’énergie et donc une chance de se matérialiser ! il est bien connu que ce sont les craintifs à qui il arrive toujours des histoires !! Si vous regardez quelqu’un en vous demandant quand il va vous sauter dessus, il est fort probable que même s’il n’avait aucune intention de vous agresser, votre attitude, votre regard en coin, finissent par attirer son attention, et vous risquez effectivement de recevoir ce que vous craigniez ! C’est une question d’énergie ! vous attirez ce que vous émettez ! Alors stop aux scénarios calamiteux !
Et puis, pourquoi se faire du souci pour demain....
puisque après-demain, demain sera passé...
dit je ne sais plus qui !

Quant aux jugements ! à part des aigreurs d’estomac, ils ne servent à rien. Je n’ai pas dit de ne plus utiliser vos neurones, non ! vous savez bien de quoi je veux parler ! De ces critiques malveillantes envers autrui, et surtout envers soi-même, qui nourrissent votre loup agressif, et uniquement lui, et vous gâche le teint !! de ce côté pinailleur qui ne relève que les mauvais aspects des gens, des événements etc…

Si vous arrêtez ces pensées qui vous mettent dans le gris : plus de rumination du passé, plus de projection dans le futur, plus de jugement, vous allez voir que vous allez gagner un phénoménal calme intérieur ! quelle paix !
Et surtout, pas de projection défaitiste : si ! c’est possible ! et vous allez y arriver ! j’y suis bien arrivée, moi ! Bien sûr, j’ai parfois des égarements, mais en gros, j’ai complètement inversé la tendance ! A vous de jouer !
Vous êtes vigilant(e) sur vos pensées, et petit à petit, vous allez vous apercevoir, que oui, décidément, une belle tranquillité vous a gagné ! ouf !
Et en plus, c’est votre vie qui va changer pour devenir plus souriante ! puisqu’on attire à soi ce qu’on pense !

Et béh béh béh ! ça vaut le coup ! de penser droit !

Allez donc lire le conte du Douloup qui complète admirablement ce texte.

Carole Braéckman - www.lhibiscus.fr - février 09








Élevons-nous : de l’enfance

Pour les enfants que nous avons été, pour les parents que nous sommes.
Un livre qui vous allège de vos peurs, vous guide vers une éducation respectueuse…

 

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