L’hibiscus

Je descends la rue (texte)

par Portia Nelson

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Les "bêtises" sont inéluctables. Mais oui !
Et nous apprenons de nos erreurs !
D’ailleurs, ne sommes-nous pas là pour apprendre ?...

Autobiographie en cinq actes
Je descends la rue...
Sortir d’une dépendance nécessite un cheminement, un mode de vie de tous les jours...

Je descends la rue...
Il y a un trou profond dans le trottoir :
Je tombe dedans.
Je suis perdu...je suis désespéré.
Ce n’est pas ma faute.
Il me faut du temps pour en sortir.

Je descends la même rue.
Il y a un trou profond dans le trottoir :
Je fais semblant de ne pas le voir.
Je tombe dedans à nouveau.
J’ai du mal à croire que je suis au même endroit.
Mais ce n’est pas ma faute.
Il me faut encore longtemps pour en sortir.

Je descends la même rue.
Il y a un trou profond dans le trottoir :
Je le vois bien.
J’y retombe quand même...c’est devenu une habitude.
J’ai les yeux ouverts.
Je sais ou je suis.
C’est bien de ma faute.
Je ressors immédiatement.

Je descends la même rue.
Il y a un trou profond dans le trottoir :
Je le contourne.

Je descends une autre rue...

Poème de Portia Nelson, cité dans
"Le livre tibétain de la vie et de la mort" : Sogyal Rimpoché

© Carole Braéckman - www.lhibiscus.fr - mai 2009

Sur le sujet, je vous invite aussi à lire le coucou sur la comptine Les pommes faisaient rouli roula. Oui, les faux pas, les pas en arrière sont le chemin !








Élevons-nous : de l’enfance

Pour les enfants que nous avons été, pour les parents que nous sommes.
Un livre qui vous allège de vos peurs, vous guide vers une éducation respectueuse…

 

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