L’hibiscus

La vie dont vous êtes l’héroïne/le héros Comment racontez-vous votre vie ?

par Carole Braéckman

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Le récit de votre vie peut être source d’élan ou au contraire, vous plomber. Selon le regard que vous portez sur vous.

Comment racontez-vous votre vie ?
Comme une succession de peines, un dur challenge que vous traversez péniblement, ou au contraire comme une aventure dont vous êtes le héros/l’héroïne ? Avec des passages terribles, nous sommes d’accord !
Selon votre type de récit : dramatique ou merveilleux, vous vous déforcez ou vous donnez du courage pour la suite.
En effet, votre vie, telle que vous vous la racontez, influe drôlement sur votre moral, votre dynamisme,… et… votre vie !

Je vous convie à vous pencher sur votre vie avec un regard bienveillant.
Racontez-vous, en prenant un bon zoom arrière pour ne pas rester empêtré(e) dans vos émotions, vos sentiments, et voyez la force, le courage, l’opiniâtreté dont vous avez fait preuve pour cheminer…

Petit rappel sur le sens de la vie : nous ne sommes pas ici bas pour accumuler des biens, des hauts faits, mais pour progresser, pour nous amender...

Vous avez, comme nous tous et toutes, vécu des disputes, des brouilles, des séparations. Des embûches sur notre route, nous en avons tous et toutes. Même Bouddha ! La mort, la maladie, le chagrin, n’épargnent personne. Et bien sûr, vous avez souffert ! Mais voyez comme vous avez remonté la pente, comme ces histoires vous ont façonné(e). Elles vous auront permis, par exemple, de mieux comprendre le chagrin des autres, d’entrer en compassion avec vos semblables. De prendre du recul, de réagir peut-être moins viscéralement, de grandir en un mot. Oh, peut-être pas du premier coup. Parfois, nous sommes lent(e)s, mais grandir quand même.
Le poème Je descends la rue est un bel emblème de ce cheminement.
Et vous êtes là, vous cherchez à progresser dans votre vie, à être plus en paix, en harmonie, en amour… A corriger votre petit caractère. A vous bonifier ! C’est magnifique !

Il est normal d’avancer par à-coups, de traverser des crises, de rechuter, de piétiner... C’est tellement humain.
Souvent, vous prétendez avoir été freiné(e). Vous étiez prêt(e), croyiez-vous, et la vie n’allait pas aussi vite que vous l’aviez décidé. Des périodes où tout semblait stagner...
Avec le recul, vous réalisez que c’était une très bonne chose. Il vous fallait un temps de maturation, que vous n’auriez pas pris spontanément, mais qui, finalement, était bienvenu. Réfléchissez bien.
Tel(le) qui piaffe de ne pas trouver sa voie acquiert une formidable expérience humaine, oui, y compris dans le marasme. On ne met pas assez en valeur ces temps morts, temps de rien
Allez donc (re)lire l’éléphant qui cherche son œil dans le ruisseau et attendrissez-vous sur vos élans de vie, vous pouvez même rire de vos fureurs passées…
Quand on apprend à être immobile, totalement immobile et qu’on laisse faire la vie, cette immobilité devient lumière, dit Morgan Freeman.

Vous pourriez aussi avoir l’impression d’avoir lambiné. Oui, vous avez probablement traîné en route, mais c’est qu’il vous a fallu réunir vos forces pour rebondir. Personnellement, j’ai mis deux ans avant d’accepter d’être thérapeute, et trois avant de me lancer dans l’écriture. Et encore trois ans, c’est toute la vie que je devrais dire ! Je le sais depuis pitchoune ! Alors que dire de moi ? Que je suis fainéante ? que j’ai perdu tout ce temps-là (euh, j’ai passé la soixantaine ! j’ai ma carte mamie pour le train !) Ben, non hein ? Que j’ai enfin surmonté tous mes freins pour me lancer dans cette belle aventure.
Et surtout que le temps "perdu" en route a concouru, avec mes plaies et mes bosses, à me créer un coeur plus tendre, plus empathique…

Et comment racontez-vous vos échecs ?
Comme des plaquages à terre qui vous ont définitivement bloqué(e) ?
Ou comme des épreuves que vous avez traversées et qui vous ont fait grandir ? évoluer vers plus de maturité ?
Rappelez-vous que la vie vous fait sans doute un cadeau, ainsi que le signale Jean Marais pour son entrée ratée au Conservatoire, ou encore Rodin aux Beaux-Arts.
J’ai entendu assez souvent des personnes apprécier de vieilles ruptures sentimentales : Finalement, heureusement qu’elle/il est parti(e), cela m’a permis de me découvrir… Quelle chance d’avoir eu le courage de le/la quitter...
Mettez en valeur les ressources que vous avez mobilisées pour rebondir, une fois la première déception passée. Oui, vous avez sombré – normal, nous aurions sans doute été nombreux/ses à le faire. Et puis vous avez redressé le nez, et doucettement - ou énergiquement - repris le fil de votre vie. Et vous avez cheminé.

Bien sûr, tout n’a pas été rose et violette. Vous avez sans doute commis quelques actes ou proféré quelques paroles pas jolis jolis, dont vous ne vous sentez pas fières/fiers ; nous en avons tous et toutes sur le coeur. Mais sentez que le simple fait d’en être conscient(e)s, et piteux/ses, signe que nous tâcherons de faire mieux la prochaine fois.
Alors prenez un temps pour pacifier votre mémoire : demandez pardon, présentez vos excuses. Faites le nécessaire pour libérer ces vieilles énergies qui vous grignotent insidieusement.
Et reprenez votre récit.

Allez, prenez un peu de hauteur. Examinez votre vie, comme le ferait une personne emplie d’amour pour vous.
Si vous n’y arrivez pas, prenez attache avec une bonne personne pour vous aider à ce faire.

D’une manière générale, comment vous jugez-vous ? Avec tendresse ? Vous manquez plutôt d’indulgence, non
Vous focalisez-vous sur votre part d’ombre au lieu de considérer la force et la lumière qu’il vous aura fallu pour vous en sortir ?
Vous fustigez-vous avec un bâton, vous cravachant pour avancer ?


Ce récit de vie positif, bienveillant et constructif, est à pratiquer à tout moment, mais surtout aux tournants de votre vie, ou en cas de coup dur, afin de tirer de la force de votre ingéniosité, de votre ténacité, de votre endurance, de votre lumière, en un mot !
Vous réalisez tout ce que vous avez vécu et surmonté ? Miyard !


Je vous égrène ci-dessous quelques récits pour vous donner des idées :
Une jeune femme qui se jugeait durement sur son fichu caractère accepte d’y voir constance, et force : Un regard compatissant et bienveillant ! 
Et même dans les petits détails, on peut rire de soi au lieu de se vilipender In -cor-ri-gible !
Une autre racontait un épisode de sa vie avec mépris parce qu’elle avait fui et a fini par reconnaître qu’elle avait fait du mieux possible. Fuite ou du mieux possible
Et le récit d’une vie amoureuse ou amicale est éloquent. Soit elle est présentée avec dépit - au moins ! - comme une succession de fiascos ou avec admiration pour toutes ces épreuves traversées, et cette progression vers l’amour ! Ma vie amoureuse est un fiasco
Un exemple de jugement sur les rapports de prise de pouvoir sur nos enfants Ne vous jugez pas ou alors faites-le avec tendresse
Et enfin, dernier exemple – mais je n’ai pas fini de vous en raconter ! (sourire) – l’histoire de ce jeune qui pensait être abandonné des cieux, alors qu’il n’en était rien, bien au contraire ! Lire sa vie

Considérez-vous comme une formidable graine de vie, qui quoique malmenée se fraie un passage vers la lumière.
Oui, vous êtes bien mes héros/héroïnes

Si vous arrivez à tailler votre récit dans l’héroïsme, vous aurez gagné un bel élan de vie.


© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr – juin 2018








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