L’hibiscus

Les relations conflictuelles entre parents/enfants...

par Carole Braéckman

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Les conflits familiaux, les disputes familiales sont source de grandes blessures, de profondes souffrances... Et si répandu(e)s ! Pour beaucoup, voir ses parents signifie, repartir meurtri(e) !
Comment être entendu(e) par ses parents ? comment s’affirmer devant eux/elles ?
Voici quelques pistes de réflexion pour vous aider "à grandir" ! Que vous soyez l’enfant (quel que soit votre âge !) ou le parent.

Nombreuses sont les personnes qui m’interpellent en ces suites de fêtes pour m’avouer leur agacement, leur rage, leur chagrin ou leur prostration… suscités par un conflit familial voire une simple remarque…
Je me sens jugé(e) ! Je me retrouve toujours comme une petite fille/un petit garçon. Dans la vie courante, chez moi, je suis un(e) adulte responsable, et c’est comme si, franchi le seuil de la maison de mes parents, je redevenais enfant ! ou Ma mère me rend dingue ! Ma mère est folle ! Ma mère est méchante ! Papa ! Maman ! je ne suis plus une petite fille !
Cela revient souvent ! Et ces enfantin(e)s adultes ont entre 20 et 70 ans !!
Je ne peux rien lui dire ! Il faudrait que je le/la laisse faire ses bêtises sans moufter ! Et à quoi sert mon expérience !
J’entends les deux sons de cloche !
Je m’adresserai majoritairement aux fils et filles de… Mais n’oublierai pas les parents de…
Tout aussi meurtri(e)s des chamailleries familiales.

Il est clair que le cercle familial est souvent le dernier bastion ! vers notre sérénité !
C’est très fréquemment là que se jouent les derniers nœuds, là aussi, sans doute que s’originent bien des entraves ! Ceci expliquant cela !

L’assentiment de vos proches et en particulier de vos parents, vous l’avez cherché toute votre vie. C’est un peu votre fil directeur. Celui en tout cas qu’on vous a fixé lorsque vous étiez jeunes. Il est bon, un jour, de décréter que vous allez vous passer de l’approbation de vos parents, si elle est en contradiction avec votre propre justesse intérieure !
Oui vous pouvez le décider ! C’est possible et même conseillé pour ne pas se mentir à soi-même. Voici quelques pistes pour vous aider.
Le filigrane de tout ce texte est de considérer ses parents comme des humain(e)s. Simplement humain(e)s.
Qui ont fait de leur mieux pour vous élever. Mais n’ont pas toujours été brillant(e)s. Des humain(e)s, vous dis-je !


Leur rigidité
Si vos parents vous semblent rigides, peut-être est-il bon de se pencher sur notre système éducatif, basé sur l’autorité et la toute-puissance des adultes. Que ce soit au niveau des connaissances ou de la gestion des sentiments, les adultes sont censé(e)s faire bonne figure. Devant les enfants en particulier !
Vos parents, par exemple !! Ils/elles se sont sans doute toujours posé(e)s comme des tout-sachant(e)s, omnipotent(e)s… Le système voulait cela. Combien ont pâli et secrètement pâti de cette exigence sociétale, nul(le) ne le saura jamais. Je dirais tou(te)s ceux/celles qui ont tacitement accepté d’y souscrire ! Sans exception !
Je crois comme Alice Ferney dans son roman Les autres  :
Ceux que nous choyons, protégeons et éduquons, nous laissent isolés au-dessus d’eux, dans ce territoire du contrôle et de la maîtrise où ils nous croient. Et jamais nous ne les détrompons, jamais nous n’avouons que nous ne savons pas , que nous avons peur, que nous sommes parfois dans l’indigence et la stupeur, et que nous leur tenons la main non pas seulement pour eux mais aussi pour nous.
Alors ce que vous ressentez comme rigidité, dites-vous bien que cela dissimule des peurs ! des peurs d’êtres humains "indigents et stupéfaits" !
Je suggère une bonne discussion entre vous sur les masques et les peurs !
Ce n’est certes pas facile de discuter à cœur ouvert sur un de nos pans de fragilité ! surtout avec nos parents ! devant qui nous voudrions être parfait(e)s ! N’oubliez pas, n’oubliez jamais, que tout ça, ce sont des masques ! Qu’eux/elles-mêmes sont en tension vers une illusoire et imposée perfection ! Et que vous avouer leurs peurs, leur est encore plus pénible ! Pas vrai, les parents ?! Tellement contraire à ce qu’ils/elles croient devoir être. Face à vous, en particulier !


Le piédestal
Leurs jugements vous importent parce que vous les avez placé(e)s sur un piédestal, un authentique piédestal de tou(te)s-sachant(e)s, et que, malgré les années, les expériences, vos propres élaborations émotionnelles ou intellectuelles, vous avez du mal à desceller le piédestal.
Je connais beaucoup d’adultes qui mythifient complètement leurs parents ! Quand il leur échappe : Ma mère est méchante avec moi, ils/elles se reprennent assez vite. Non, pas du tout ! Ma mère (ou mon père) est formidable ! Ou Il/elle a tant souffert, pauvre petite maman, (ou pauvre petit papa).
Or ceci n’empêche pas cela. Votre parent peut être formidable et… méchant(e) dans ses propos envers vous ! Et il va de soi, que s’il/si elle en arrive là, c’est, plus que probablement, parce qu’il/elle a beaucoup souffert ! Nous sommes d’accord ! Avouez que si chaque remarque à votre encontre vous cueille au cœur, vous blesse profondément, c’est sans doute que votre adulte n’est pas très gentil(le) avec vous. L’admettre, c’est déjà faire un grand pas !

Une fois acquis que vous avez tendance à placer vos adultes sur un piédestal, il convient d’entreprendre de desceller ledit piédestal. Et même si vous trouvez vos parents très chouettes, avec des idées avancées – ce qui, reconnaissons-le, n’est pas le cas de tous les parents – ce ne sont que vos parents si je puis dire... Leur avis est intéressant, à ce titre, au titre de leur expérience aussi, mais votre vie à vous, vous seul(e) devez la mener. Et c’est à vos tripes que vous devez accorder crédit, à ce que vous avez dans le ventre, dans le cœur (cf. Le truc pour apprendre à discerner ce que dit votre ventre !)
Ce n’est pas toujours facile. La force de l’habitude est à la délégation de pouvoir. Il convient de vous emparer de vos rênes ! Ouille ! ouille ! Quand on n’a pas appris…

A votre décharge, vos parents s’y accrochent parfois !! à leur piédestal !
Non tant par souci du pouvoir, que par crainte de l’inconnu ! S’ils/si elles ne tiennent plus ce rôle-là, quel autre ? Et que vont-ils/elles devenir ?!
Rassurez vos parents, témoignez que vous avez perçu cette faille en vous, en eux, et entrepris de les faire descendre de leur perchoir pour discuter d’humain(e) à humain(e).

Il peut y avoir des accrochages, des dérapages vers de vieux comportements, mais avec de la patience, et de la persévérance, vous devriez déboucher vers une très jolie relation.

Ce n’est pas facile d’être humain(e). D’être fidèle à soi-même, pas facile. Il y a les "il faut", les "on doit", et garder le cap de sa propre vérité est tout un art.
Parlez-en à vos parents ! Ils/elles en connaissent un rayon !


L’illusion de l’accord parfait
Quand vous étiez jeune, en particulier nourrisson vous avez presque pu croire à l’amour inconditionnel. Il est des instants de grâce, pas pour tou(te)s, hélas, mais très souvent quand même, où un bébé, ou un très jeune enfant, recueille l’approbation pleine et entière, l’amour sans limite, de ses parents. Et tou(te)s ensuite, nous accrochons à ce paradis de l’union. Comme, de surcroît, personne ne nous en dissuade, et certainement pas nos parents ! qui pensent vraiment nous aimer à l’inconditionnel, et prennent le moindre désaccord comme terrifiante attaque à la suprématie qu’ils/elles se croient devoir représenter…
Or les désaccords sont très humains. Deux êtres humains qui seraient toujours en accord, je ne pense pas que cela soit très réaliste.
Alors, en famille, ce mythe de l’accord parfait ayant de solides accroches, est très difficile à déraciner.
Sachez-le. Que vous soyez le parent ou l’enfant, les désaccords sont honorables, voire souhaitables !
Si vous n’avez pas l’habitude d’exprimer votre désaccord, il est possible que, au départ, vous parliez de façon un peu abrupte. Voire que vous soyez franchement désagréable. Excusez-vous. Votre interlocuteur/trice mérite le respect. Et reprenez.

Si vous êtes parent, il est probable que vous soyez décontenancé(e) par le changement de ton de votre jeune. Je vous en prie, ouvrez votre cœur, écoutez de toute votre âme, et soyez sourd(e) aux dérapages. Votre enfant apprend de nouveau à marcher et vous devez de nouveau lui lâcher la main. Ne vous sentez pas visé(e) par son éventuelle agressivité : il/elle fait de son mieux pour parler vrai. Et comme ce n’est pas forcément dans le mode de vos discussions habituelles, ayez l’indulgence de considérer avant tout ses efforts pour établir une authentique relation.

Il est possible, si vous êtes parent que vous vous obstiniez à démontrer leurs erreurs à vos jeunes. Allez faire un tour du côté de la colère d’amour. Et n’oubliez pas que souvent les jeunes s’entêtent dans leurs comportements, juste parce que leurs parents les y poussent avec leurs remontrances ! Vous avez peut-être fait cela, vous-même, lorsque vous étiez jeune, non ?


Les projections
Nos adultes ne nous aiment pas vraiment à l’inconditionnel. Je ne connais quasi pas d’adulte qui sache faire cela ! Et pas seulement avec les enfants.
Il est, en effet, très difficile de ne pas projeter sur l’autre, dans des relations humaines. A fortiori, quand ce sont des enfants, nos enfants, que nous sommes censé(e)s élever. Alors les projections vont bon train !
Projections teintées de "il faut" au sens de ce qui serait convenable par rapport à la société. Eux/elles-mêmes étant tellement empreint(e)s de ces "il faut", que vos incartades, vos tentatives pour vous trouver vraiment, vos pas vers votre "être vrai" leur font peur ! Peur du jugement des autres (oui ! eux/elles aussi !), peur de l’avenir…

Projections de leurs propres rêves. C’est le plus grand classique ! Beaucoup de parents oublient de vivre leur propre vie, ou y ont renoncé, pour projeter leurs rêves sur leurs enfants. Ils/elles vivent par procuration...
il est des parents qui rêvent d’ascension sociale. Et qui ont des difficultés à admettre que leur progéniture n’ait pas ces ambitions-là. Il en est d’autres (ou parfois les mêmes !) qui n’acceptent pas que leurs enfants échouent là où eux/elles-mêmes n’ont pas fait des étincelles, qui attendent de leurs enfants, une réussite, comme une revanche sur la vie. Par exemple, des personnes qui ont toujours été des employé(e)s timoré(e)s et qui poussent leurs jeunes (ou moins jeunes) à être des tigres ! à braver l’autorité. Des femmes qui se sont vues bafouer toute leur vie par leur mari, et qui poussent leurs propres filles à se rebeller !
Alors, ne prenez pas le mors, si vous sentez un harcèlement de la part de vos parents, dites-vous juste qu’ils/elles sont en train de revisiter leur propre vie, à travers la vôtre. Sentez ce qu’ils/elles auraient aimé en faire... Ayez de la tendresse, - si vous y arrivez, peut-être que dans un premier temps, cela ne vous sera pas accessible - pour leurs résolutions avortées. Ils/elles n’en ont pas eu le cran, l’époque était autre, ils/elles n’ont jamais eu confiance véritable en leur pouvoir de changer leur monde… Et repérez l’amour qui couve, bien voilé. Oui, il y a de la revanche dans l’air, mais il y a aussi un vif désir de vous voir vivant(e), pleinement vivant(e), et pas seulement vivotant(e)… comme eux/elles…
Examinez leur plans, leurs intentions, et voyez si cela colle à vos propres idéaux. Car n’oubliez pas, selon la formule, que je ne sais plus à qui attribuer, que l’on devient adulte, le jour où on fait des choses bien que ce soient nos parents qui nous les ont conseillées. (Sourire).
Et puis, vous pouvez bien vous l’avouer, oui, vos parents ont probablement traversé des étapes semblables dans leur vie, et ont euh... peut-être, une petite expérience à partager...
Il est possible que vous ayez exactement les mêmes blocages que vos parents ont rencontrés dans le temps !


L’effet miroir : projection à l’envers
Il arrive, paradoxalement, qu’alors que vous accomplissez exactement ce que vos parents ou l’un(e) de vos parents a toujours rêvé de faire, vous recueilliez leur franche voire hostile désapprobation.
C’est ce que j’appellerais des projections à l’envers. Vous réalisez ce que vos parents n’ont jamais entrepris, par peur, par souci des convenances, etc… et les voilà retraversé(e)s par lesdites peurs ! Et, irrité(e)s par leur propre renoncement de l’époque, ils/elles se trompent de colère, et projettent sur leur progéniture, la rage qu’ils/elles nourrissent contre leur propre pusillanimité.
Je citerai comme exemple, des femmes qui, à l’annonce du divorce de leur fille, deviennent hargneuses envers elle, voire envers leur propre conjoint, car leur fille met en œuvre ce qu’elles se reprochent de n’avoir jamais osé accomplir !
Ou encore, ces parents qui se sont accroché(e)s, ronchon(ne)s à la sécurité de l’emploi, et qui hurlent lorsque leurs propres enfants larguent les amarres d’un travail sûr pour les aléas d’un chemin moins classique ! Ce dont ils/elles ont secrètement rêvé !

Si vous, parent, vous reconnaissez, alors admettez vos peurs, votre amertume.
Reconnaissez les projections, reconsidérez votre vie, et je vous en prie ne perdez pas de temps à ruminer tous vos manquements passés.
Vous avez fait du mieux que vous pouviez avec vos outils. Sans doute un peu datés, vos outils. N’oubliez pas le boom incroyable de la psychologie qui a fait une percée dans le moindre magazine, ce qui n’était pas le cas, il y a vingt ans, et encore moins, trente ou quarante, voire plus ! N’oubliez pas la facilité avec laquelle les jeunes parents peuvent aller chercher des réponses à leurs inquiétudes sur internet, etc.
Le monde a bien changé.
Alors faites amende honorable et tournez la page vers du plus riant, du plus autonome. Vous aussi avez probablement vécu dans une délégation de pouvoir à vos autorités parentales, à la société… etc. Sachez qu’il n’est jamais trop tard pour modifier sa route. Vous avez toujours le choix de bifurquer, de reprendre au quotidien vos objectifs anciens.
Et vous pouvez tenter de parler à cœur ouvert avec vos enfants. Car c’est exactement ce à quoi ils/elles vous convient à leur manière, peut-être un peu rugueuse : à parler de votre vie, de vos désirs... à remettre la joie au centre. A partager, d’humain(e) à humain(e), des expériences de vie, et peut-être à reprendre le fil de vos élans, là où vous les aviez à contrecœur abandonnés...
Et si cela vous est impossible d’avoir une franche conversation avec eux/elles, par excès de pudeur, parce que vous n’avez jamais parlé de vous à vos enfants, trouvez un(e) autre interlocuteur/trice. Quelqu’un(e) qui puisse vous écouter avec bienveillance, car vous êtes à une crise de votre vie, à un tournant en tout cas, et que le négocier seul(e) est un peu délicat. Pensez ! On vous a fait croire qu’il fallait faire face et maîtriser, toujours. Et vos enfants viennent vous proposer un nouveau mode de relation qui met toutes vos bases en l’air ! De quoi vous déboussoler ! Mais aussi, vous le découvrirez bien vite, si vous acceptez de les suivre : une invitation à poser les bagages, et entrer dans une relation authentique et chaleureuse, où l’on parle de soi, où l’on ne se cache plus. Enfin !


Parlez, décidément !
Vous l’aurez compris, le dialogue est bienvenu !
Efforcez-vous de discuter ouvertement avec vos parents, avec vos enfants. Vous pouvez leur donner ce texte à lire, en préambule d’une discussion.
Vous risquez juste la surprise de créer de nouvelles relations plus ouvertes, plus authentiques !
C’est ce qui se passe le plus souvent, si vous êtes assez planté(e)s, que vos parents sentent votre détermination et… qu’ils/elles sont prêt(e)s de leur côté ! N’oubliez pas, en effet, qu’il y a toujours la part de l’autre. Celle qui lui appartient ! à lui/elle, et à lui/elle seule !
Vous aussi, parents, pouvez être à l’initiative de la discussion. Vous avez repéré que vos relations ne sont pas au beau fixe, que vos enfants s’irritent pour un rien, entamez le dialogue ! Vous pouvez, de votre propre chef, descendre du piédestal où la société vous a juché(e).
Si vos parents/vos enfants ne se laissent pas entraîner dans de nouveaux rapports, refusez d’entrer dans l’escalade de la colère dans laquelle, peut-être, ils/elles voudront vous entraîner, parce qu’elle leur est terrain connu. Tâchez de garder dignité et bienveillance. Leurs haussements de ton signent simplement leur désarroi face à votre nouvelle affirmation de vous.
Si vos interlocuteurs/trices sont débordé(e)s, qu’ils/elles ont du mal à lâcher leurs vieux schémas, qu’ils/elles renâclent à le faire, prenez patience, restez droit(e) dans vos bottes, et suivez votre voie, guidé(e) par votre sagesse intérieure.
Si franchement, vous n’y arrivez pas, et souffrez trop, prenez un peu le large. Allez respirer et grandir ailleurs ! prendre votre autonomie de pensée, d’action. Vous reviendrez quand vous aurez assez évolué pour vous sentir solide.


Une part de soi
Il est un point important sur lequel je voudrais insister.
Si vous êtes fâché(e) ou en froid avec vos parents, vous n’êtes pas entier/ère.
Considérez l’image bouddhiste : la famille comme un corps. Vous êtes un bras, vos parents sont un autre bras, (ou une oreille, ou une jambe) et renoncer à votre autre bras, c’est vous handicaper. Une partie de vous est en souffrance.
Je ne suis pas pour la relation à tout prix. Il est des faits très graves, quasi impardonnables.
Cependant, je vous invite à installer la paix de votre cœur. Même si vous renoncez à voir vos parents, apaisez votre cœur au plus que vous pouvez et ne jouez pas les fortiches : être loin de ses parents, c’est souffrance. Une part de vous, peut-être bien enfouie, est infiniment triste. Sachez-le... afin de la mettre à jour… où elle sera moins douloureuse. Surtout si vous arrivez à la pleurer. J’ai rencontré tant et tant de soulagements après une paix profonde dans les liens de sang pour ne pas le marteler : Souffrance !
On peut vivre coupé(e) de ses parents, et il est parfois, hélas, nécessaire de le faire. Mais si vous pouvez, tant que faire se peut, et la grande plupart du temps, c’est possible, entretenez le lien. Pour apaiser cette profonde tristesse que constituerait un bras en exil.

Pour vous aussi, parents, une séparation est souffrance. Peut-être le sentez-vous davantage, vous qui n’êtes peut-être plus dans la vie active. Prenez cette souffrance en considération. Passez peut-être sur votre fierté pour faire un pas vers votre jeune. Vous êtes persuadé(e) avoir raison, mais qui sait ? S’il/si elle est devant vous, s’il/si elle pleure et/ou tempête, c’est qu’il/elle a besoin de ce lien, qu’il/elle le cherche. Maladroitement, sans doute, mais il/elle est là. Tendez la main, ouvrez les bras. On n’a qu’une vie, une vie à la fois !

Pour autant, vous tous et toutes, ne renoncez jamais à vous, sous prétexte d’entretenir, coûte que coûte, une relation, ça non !
Car le plus grave, ce ne serait pas de décevoir vos parents/vos enfants, mais de vous manquer à vous-même ! Je vous rappelle que vous vous devez au monde. Le monde vous attend, vous, dans votre authenticité. C’est ce que vous avez dans le ventre qui lui importe, pas l’opinion de vos parents/vos enfants !



© Carole Braéckman - www.lhibiscus.fr – janvier 2012

Peut-être êtes-vous concerné(e) aussi par ce texte sur les ados revêches.
Si vous voulez vraiment progresser dans vos relations familiales que vous soyiez adulte ou enfant, jeune, je vous incite fortement à lire mon ouvrage Elevons-nous : de l’enfance.