L’hibiscus

Points de vue déformés + Écriture inclusive : Coucou n° 481 du 13 août 2022

par Carole Braéckman

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Tenir compte d’une possible déformation de nos perceptions, visuelles ou émotionnelles, peut nous faire gagner en sérénité.
Tout comme, ne pas focaliser sur un point !



Coucou vous autres,
une histoire ébouriffante de point de vue !
L’autre soir au crépuscule, nous rentrions de promenade, une amie et moi. De la route en contrebas, nous apercevons, en haut d’un champ en pente, un animal, assez imposant.
De la taille, mettons, d’un chevreuil. Mais qui n’avait pas du tout l’allure d’un chevreuil. - Un renard ? Non, on n’a jamais vu de renard blanc/beige par ici. - Un chat ? Non, beaucoup trop gros !! Cela ressemble à un félin ! c’est sûr... - Un lion ? euh... non ! n’exagérons rien ! (rires) - Un chat sauvage ? il y en aurait par ici... Nous nous perdons en conjectures...
Et... voilà la bête qui dévale son champ, à petites foulées nonchalantes. - Ça alors ! pas vraiment sauvage, pour finir !
Nous la perdons dans les fougères... puis elle surgit, se coule à nos pieds :
un bête minet, tout à fait domestique, même pas un gros matou. Plutôt sociable, le fauve, d’ailleurs...
Quelle drôle d’illusion d’optique !
Nous étions deux. Ce qui "authentifie" notre méprise. Deux à avoir la berlue : est-ce encore une berlue ? En tout cas, ça la légitime en quelque sorte !
La nuit tombante, la contre-plongée... et le piti minou devient un lynx !!
Éberluées (!), nous en rions encore !

L’endroit d’où nous examinons le paysage induit notre lecture.
Un petit dit sage de Han Yü le souligne aussi :
Qui s’assied au fond d’un puits pour contempler le ciel, le trouvera petit.

Je rapproche cela d’une situation classique - nous l’avons toutes et tous déjà vécue :
il nous arrive souvent d’appréhender un futur, surtout lorsque les émotions assombrissent notre vision - et, c’est fréquemment le cas, spa ?!
Le moindre incident se profile alors en mésaventure... voire en catastrophe.
Tenir compte des éventuelles hallucinations, des probables mirages, peut permettre d’attendre les événements avec plus de tranquillité, voire de sagesse.
Autre astuce : sauter directement à la suite joyeuse !


Je vous rapporte un échange que j’ai eu récemment avec une lectrice, afin d’apporter un éclairage (sic) complémentaire.
Elle me disait avoir du mal à me lire à cause de l’écriture inclusive.
Ma réponse :
J’écris ainsi depuis que j’ai commencé à vous écrire (2004-2005). Intuitivement, je ne pouvais pas m’adresser à l’être intime de chacun(e) en n’utilisant que le masculin.
Et c’était bien avant tous les débats.
Ne vous braquez pas là-dessus et vous verrez que ça finit par devenir fluide. Ce conseil est un peu vrai pour tout dans la vie :-)

Quand on ne bloque pas son regard ou son esprit sur un petit élément, le décor devient assez vite plus harmonieux. C’est aussi, un peu, l’histoire du petit point rouge et de l’ampoule, non ?
Vous l’avez toutes et tous déjà testé, j’en suis certaine.

Bon, je me replonge dans la torpeur de la canicule !
Carole.

© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr - août 2022








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