L’hibiscus

Se tromper de colère + un homme libre ! Coucou n° 131 du 2 avril 2011 !

par Carole Braéckman

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La colère d’autrui ne vous regarde pas forcément. Voyez avec votre conscience intérieure si vous la méritez. Si pas, laissez-lui donc sa colère : elle ne vous regarde pas. D’ailleurs la colère cache bien souvent un gros chagrin, et il n’est pas rare que le/la colérique se trompe de colère !

Un homme/une femme libre serait quelqu’un(e) qui agit en conscience, mais n’est pas affecté(e) par le résultat de ses actes, ni par l’opinion des autres.

Coucou vous ! Ola toi !

Je me suis fait disputer (le mot est châtié !) par une lectrice qui me soutient que je suis bien gentille avec ma transversale sur le sommeil ! que tout cela, elle connait ! et qu’elle ne dort toujours pas !
Passée la première stupeur, j’ai éclaté de rire ! Il se trouve que je connais bien la demoiselle. Ma réponse : "Hey ! Mistinguette ! tu as fini de te tromper de colère !?!". Je mange mon chapeau si cette jeune femme est vraiment en colère contre moi ! Ce que sa réaction prouve c’est qu’elle est au bout du bout, et le reste de son mél me le dit ! Je ne vais évidemment pas vous raconter sa vie, mais vous vous doutez qu’elle est habitée par la rage, et qu’elle néglige aussi de trop nombreux chagrins. Il est bon, un jour, et le jour semble venu pour elle, de percer ses poches de chagrins et de colère.
J’ai écrit un article sur la colère : Votre colère contre Machin(e),est-ce bien de la colère ? est-ce bien votre colère ? et concerne-t-elle bien Machin(e) ? afin que vous analysiez bien cette dernière quand elle vous prend. Ce que je crois avoir omis de dire, en tout cas, dans cet article-la, c’est que lorsqu’une personne semble furieuse contre vous, à moins que vous n’ayez pas la conscience tranquille, laissez-lui sa colère. Elle ne vous regarde pas !
Ne jugez pas mon interlocutrice. Je ne le fais pas. J’ai moi-même été une râleuse de première classe ! et me suis trompée de colère plus souvent qu’à mon tour !


J’ai dû dernièrement me déplacer et me suis arrêtée une nuit dans un hôtel. Le gérant qui m’a reçue, m’a accueillie avec une attitude simple et juste : pas une trace de déférence, pas une once d’obséquiosité, comme parfois dans des rapports commerçants. Il me montre les chambres, ne cherche pas à m’en vendre l’une plus que l’autre. Un homme simple que mon opinion indiffère. Disons plus exactement qu’il n’est pas impliqué dans mon choix. Il est respectueux, mais au même titre que je le suis avec lui. Il se trouve que le lendemain matin, arrive le propriétaire de l’hôtel. Et je vois notre homme lui parler avec le même détachement que celui dont il a usé avec moi la veille.
Ne croyez surtout pas qu’il n’a cure de son travail, et de la bonne marche de l’hôtel. Pas du tout. Il est absolument charmant, et a même réussi à me dégotter une connexion Internet dans son village paumé ! Il veille avec attention au bien-être de chacun(e). Et accomplit son travail de tout son cœur !
La différence avec le commun des mortel(le)s ? Lorsqu’il mène à bien ses tâches, c’est avec grande conscience. Mais il n’est pas affecté par le résultat : il a fait de son mieux. Ce qu’il en advient ne dépend pas de lui ! De plus, surtout !, l’opinion d’autrui, celle de son patron, la mienne, celle de quiconque, ne le regarde pas !
Ce doit être ça la définition d’un homme libre !!! Non ?!

A tout bientôt !
Carole.

© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr – avril 2011








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