L’hibiscus

Serais-je en train de m’aigrir ?! + Biquettes tendresses : Coucou n° 483 du 2 décembre 2022

par Carole Braéckman

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Quand le monde est agité, plus que jamais, il nous faut veiller à savourer ce qui est bon en lui...


Coucou vous,

Je dois avouer durant ces deux dernières années avoir été particulièrement perméable aux évènements, aux humeurs ambiantes.
J’ai été altérée par des peurs rares, ai contacté des colères glaciales, comme cela faisait une éternité, voire jamais !
Je me suis, même, surprise à maugréer contre tel ou telle qui râlait tout le temps. Mettant en valeur le fait, indéniable ! que ce qui nous gêne chez l’autre, nous le pratiquons assidûment ! Spa ?!
Mais, pfft, j’arrive désormais à déballonner mes excès.

Une des pointes qui percent le mieux mes baudruches, est l’évocation de perspectives historiques.
C’est en général, ce que je rétorque à certaines (oui, essentiellement des femmes) lorsqu’elles me disent ne pas comprendre comment on peut mettre des enfants au monde à notre époque :
Heureusement que nos parents et grands-parents n’ont pas été aussi défaitistes !
D’ailleurs, ma grand-mère qui a vécu deux guerres (des vraies) avait, comme dit, le boyau de la rigolade en l’air !

Je tire une autre force rassurante des jeunes et de toutes leurs obliques.
Je les admire, ces ingénieur(e)s fraîchement diplômé(e)s, avec leur appel à déserter !
Je les admire toutes celles et tous ceux (jeunes ou pas) qui campent sur leurs idéaux. Ils/elles sont de plus en plus nombreux/ses à refuser de slalomer avec des compromis. A inventer d’autres façons d’être sur terre, en société...
J’ai l’impression, mais peut-être que je me la raconte - vous me direz ? - que cette période de crise, suscite des ruptures bienvenues, une effervescence créatrice.
Il est vrai que ce ne sont pas sur ces biais que les médias mettent généralement leur plein phare.
Néanmoins, même bribe par bribe, ces révolutions permettent de garder le nez haut. Non ?



Je dois, à ce propos, vous conter la dernière fois où mon coeur a fondu :
Il y a trois ans, Les Pieds sur Terre, émission de France Culture que j’adore, avait rendu visite à un chevrier qui innovait avec des lactations longues. "Cette méthode permet de ne pas faire naître de chevreaux, de se passer de l’abattoir et de vivre avec ses bêtes jusqu’à leur belle mort."
A savoir : "Dans les élevages laitiers classiques, les bêtes font un petit chaque année qui leur est aussitôt retiré pour qu’on puisse recueillir le lait. Les mâles sont envoyés à l’abattoir."

Or, et c’est ce qui me réjouit ! nous apprenons récemment que ce chevrier a fait des émules ! Et c’est là que fond mon coeur !
Je me réjouis que cette initiative, à contre-courant total des modèles habituels, ait fait des adeptes,
je me réjouis pour toutes les chèvres, sauvées de portées cadencées, qui vivent, de ce fait, une vie "humaine" (sic), et meurent de vieillesse auprès d’un homme affectueux,
je me réjouis de tous ces chevreaux épargnés,
et... j’ai été émue d’entendre un prosélyte raconter comme la souffrance de ses chèvres lors des mises bas lui était devenue insupportable...
Oui, le monde bouge !

NB : à la question suis-je en train de m’aigrir ? la réponse est donc résolument NON !



Je vous offre une image automnale, glanée récemment.
Bien sûr, il y a toute la pétulance des couleurs de saison. Je m’en régale avec gratitude.
Et il y a aussi, plus discrets, quelques tableaux ouatés... de gris souris, vieux roses, verts lichen, moutardes pâlottes. J’en ai contemplé un qui m’a emplie de douceur.

Puisse celle-ci gagner votre quotidien.
Carole.


© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr - décembre 2022








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