Lucette : « Je ne peux rien contre ma surveillante chef à l’hôpital. Je n’ai pas l’armure nécessaire… »
Mais il ne faut pas s’avancer armé(e) ! Bien au contraire ! Quand nous sommes cuirassé(e), rien ne peut se produire, si ce n’est un rapport de forces… Toujours stérile. Nous l’avons tous déjà expérimenté.
Si, par contre, vers cette surveillante chef, nous avançons complètement désarmé(e), comme nu(e) dans toute notre tendreté… Oui, inutile de chercher, d’habitude ce terme s’emploie à propos de viande ! mais comme je veux parler de cette fragilité d’humain(e) fait(e) de chair et de sang, vulnérable oh si vulnérable ! le terme me semble approprié. Oui, bien approprié.
Si nous nous avançons dans notre faiblesse, notre spontanéité « Quand tu as dit cela, j’ai été blessé(e) » en exprimant avec toute notre authenticité, la peine ressentie, là, nous avons une chance que les relations basculent vers de l’humain.
Tant que nous n’avons pas tenté ce rapport sincère, du plus grand dénuement, nous nous heurterons à toutes les savantes et sophistiquées barricades de l’autre.
Les mêmes que les nôtres !
© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr – septembre 06
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