L’hibiscus

Trop de haine

par Carole Braéckman

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Il est des choses impardonnables. Par mon métier de thérapeute, de consultante Feng Shui, je connais des personnes, beaucoup, qui ont vécu des horreurs dans leur enfance. Qui sont empoisonnées par leurs souvenirs. Dont toute la vie est engluée par ces maltraitances diverses ; ces empreintes dans l’enfance laissent des traces indélébiles.
Bien sûr, leur demander de pardonner serait illusoire. C’est tout bonnement impossible. A ces personnes, je conseille de déposer leur colère à l’univers, soit par la pensée et/ou la prière, soit en mettant des intentions dans le coin famille du Bagua de leur lieu de vie. Non pas pour arriver à pardonner, encore une fois, ce serait insensé, mais pour ‘remettre’ leur rancœur née de ces naufrages, les ‘remettre’ à plus compétent qu’elles. Et immanquablement leur haine et la cristallisation bloquante autour d’elle s’estompent. On peut faire de très belles avancées en acceptant simplement d’être débordé(e) par nos ressentiments, en acceptant de les confier à l’univers…
Il est toujours incroyablement agréable de sentir, doucement, se dénouer les tensions que tous pensaient scellées à vie. Evidemment, les premiers bénéficiaires de ce travail sont les personnes en demande elles-mêmes. Mais il arrive aussi très souvent que les ‘mauvais’ adultes se trouvent touchés par cet abandon à la grâce. Il n’est pas rare qu’ils manifestent alors des frémissements de compréhension des effets destructeurs de leurs actes passés, voire des demandes de pardon…
Ces démarches vers le pardon s’il n’est toujours pas possible à leurs victimes de les recevoir (mais cela arrive plus souvent qu’on ne saurait le croire) sont alors elles aussi remises à l’univers pour le plus grand bien de tous.
Point n’est besoin de ‘croire’ pour pouvoir accomplir ce genre de tentatives.
Non point. Il suffit juste de demander.

© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr – mars 2007