L’hibiscus

Ma maison/mes peurs : Coucou n° 463 du 3 mai 2021

par Carole Braéckman

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Qui décide de vos vies ? Vos peurs ?
Ah non ?! hein...
La peur, on peut s’en passer, non ?

Coucou vous autres ! bonjour toi !
L’une d’entre vous m’interpelle Mais Carole, vous semblez vivre dans un lieu assez isolé, vous n’avez donc pas peur ? Vous n’avez pas de services médicaux à proximité, par exemple.
Je me permets de répondre à la cantonade, car je pense que c’est un sujet intéressant à considérer - surtout en cette période.
Je vous ai, parallèlement, écrit un article sur comment gérer les peurs... (à venir)

Bon, déjà, si je vis loin de tout, c’est par respect pour mon hypersensibilité.
Pour autant...

Je dis souvent, en riant - et ce n’est pas une plaisanterie - que je suis la plus grande peureuse que vous puissiez croiser !
Mais je me soigne !!
Je vous rappelle ma phobie des ponts. Peurs et phobies ne sont pas tout à fait identiques, évidemment. Néanmoins elles ont énormément à voir. Dans ce texte, je soulignais qu’il est possible d’éradiquer, si ce n’est définitivement, du moins durablement, la phobie.
Euh... je ne suis pas encore hardie avec le vertige (sourire), moi qui couine quand, dans un film, un personnage flirte avec le vide !

Il y a longtemps, j’ai décidé en moi-même que mes peurs ne me freineraient pas. Les peurs sont de pures élucubrations de la caboche.
Alors impensable d’autoriser mon mental à me priver de bonheurs !
J’avais envie de vivre : dès lors, il me fallait marcher dans mes peurs.
Et j’ai pris mon sac à dos pour voyager toute seulette à l’étranger. Nombreuses personnes le font. Pour une peureuse, c’est une fameuse victoire, vous l’imaginez sans peine ! A chaque expédition, je reconnecte avec mes peurs ; à chaque fois, je les laisse patienter à la maison.

Et puis, dès que je l’ai pu, j’ai cherché des endroits pleine nature pour vivre. J’ai élu le Cantal comme terre de mon coeur. J’y crapahute avec délectation. Et seule aussi !
Je ne méconnais pas les risques de vadrouiller seule. Une culbute en pleine pampa serait vraiment malencontreuse.
Mais je sais aussi que la peur déforce singulièrement : mon pas, si je bannis la pensée de la chute, est beaucoup plus assuré !
Et je suis emplie de gratitude pour la splendeur environnante : cet émerveillement remplace très avantageusement la peur.
Il m’arrive aussi de me gratifier : Pour une trouillarde, tu te poses là !! (grand sourire)

NB : J’ai besoin de solitude, et cherche une maison encore plus isolée que mon lieu actuel (15 âmes à l’année ! un chouïa plus l’été).
Ne me prenez pas pour une ermite pour autant : seule avec Internet, je ne suis pas vraiment ensauvagée !! Aucun risque de finir en "vieille de la montagne" ! (sourire)

En ce qui concerne ma santé, vu mes tendances hypocondriaques - ben oui, quel meilleur champ de gambade pour la peur !! - j’ai toujours porté une extrême attention à mon hygiène de vie : alimentation saine, marche en pleine nature, exercices de QiGong, Yoga et cie (mes exercices quasi quotidiens sont ici !), refus drastique de me faire du souci, éradication de toute pensée négative....
Croiser la médecine chinoise m’a confortée : en Chine, la médecine est d’abord préventive. Historiquement, le/la praticien(ne) n’était d’ailleurs rétribué(e) que lorsque sa/son malade restait en bonne santé ! Une vision de la santé ébouriffante ! n’est-ce pas ?!

Alors, je suis en forme ! Et ne laisse pas la peur entrer dans la danse. Il est inenvisageable ! que je devance la vieillesse ! Pas si vite !
Il est en outre prouvé - depuis une éternité en médecine chinoise, et depuis peu en médecine allopathique occidentale - que la peur affaiblit l’organisme.
Un jour sans doute, un jour peut-être, aurais-je besoin de me rapprocher des centres de soin. Évidemment, j’aviserai à ce moment-là.
Là, présentement là, tout va bien.
Que je me prive des années du bonheur de ma solitude et de mes grands espaces ?! Impensable !

Je continue toujours à faire la balance peur/épanouissement. Je ne suis pas guérie de mes peurs, eh non ! mais je me soigne, eh oui !
Personnellement, je ne vois pas l’intérêt de sauter à l’élastique. Je ne suis pas persuadée d’y gagner en qualité d’être ! Dès lors je ne me penche même pas sur la question. Je ne sauterai pas à l’élastique.
Par contre, oui, j’ai déjà - bleue de trouille - fait du parapente et, oui ! je vais recommencer ! une telle extase, ça ne se boude pas !

Et vous ? Où en êtes-vous ?
Qui dirige votre vie ? C’est bien votre envie de vivre, j’espère ?
Je vous ai abondamment pris mon exemple, cependant, c’est de vous dont il s’agit. De votre vie à vous !
Attention, par exemple, au moment de votre propre balance peur/épanouissement, à ne pas vous fragiliser.
Une correspondante devait choisir entre un poste sûr et peu rémunéré, et un travail plus intéressant, mais de durée incertaine. Ma réponse : Vois à ne pas te bousculer. - Oui, mais tu l’as bien fait, toi ?! [Il est vrai : au cours de ma vie professionnelle, je suis passée d’enseignante fonctionnaire à salariée du privé, puis carrément indépendante] - Certes, mais ce n’est pas de ma vie dont il s’agit de décider mais de la tienne !
Vous êtes unique ! Le seuil de vos peurs n’est pas celui de la voisin(e) !
Demandez à votre boussole de vous aider à vous déterminer, si besoin.
Rester toujours au plus près de soi, c’est bien cela vivre, non ?

En parlant de choix de profession, j’ai vu, il y a peu, une offre d’emploi pour un poste de berger/bergère au Puy Mary !
J’en ai rêvé ! Je n’ai pas renoncé à toutes ces vies ! eh non !!
Carole.


© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr – mai 2021








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